Jour 2, Acte 2: Faim, fatigue et frigo

15 11 2008

Il est déjà très tôt. Et je suis fatigué même après avoir dormi, ce n’est pas la nuit mais bien le boulot qui me rend ainsi. J’ai déjà très faim. Et je me suis dit qu’aujourd’hui je ne m’empoisonnais pas, pas de café, pas de nourriture infecte. Je tenterai de jeûner. Si je me sens trop mal, je mangerai, si c’est endurable je continuerai (phrase qui rassurerait ma mère). Mais doit essayé quand même, qu’est-ce que la faim? Dois-je connaitre la faim pour connaitre la fin? Souffrir un peu. Quel mélange ma faim et ma fatigue auront ensemble. Inventerais-je un nouveau langage que moi seul déchiffrera. Comment mon corps réagira. La facilité de combler cette faim n’est qu’en fait un automatisme pour beaucoup, j’ai faim, je mange. Je n’ai pas besoin de me battre pour me nourrir, du moins pas aujourd’hui. L’homme qui à faim, n’a pas la nourriture près de lui, n’est pas une torture plus grande que je m’inflige? Je pourrai toucher cette nourriture mais ne pas la mangé. C’est plus facile pour moi, j’ai quand même l’espoir que demain je mangerai, plus que l’espoir, la disponibilité. Le temps va passer, je suis mieux de ne pas y penser. Je vais dans la cuisine, frigo, je ne l’ouvre pas, pour la première fois je remarque dessus, à travers les photos, un mot, un simple mot collé là, isolé, seul comme perdu dans cette blancheur froide du frigo. Je ne me souviens plus quand c’était, je me souviens plus qui c’était, qui l’a laissé, mis, aimanté là devant moi. Comme cette note du dentiste qu’on revoit le lendemain de notre rendez-vous, il nous saute au visage. Sur son fond papier carton, la noirceur de ces lettres me saute au visage, m’enrage. Sur ce petit bout d’aimant, les lettres laissent transparaitre un mot, un rêve. Cet ultime acte d’amour que je chérie, pas nécessairement dans la cérémonie mais surtout dans l’esprit du symbole qui l’alimente. …Marry…


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